PARTICIPE FUTUR S'ENGAGE POUR LA CONSERVATION MARINE A TRAVERS LA RECHERCHE, L'EDUCATION ET LA SENSIBILISATION

15/03/2016

Direction les Açores !
Nous programmons un départ de la Linea en début de matinée de manière à prendre le « large » le plus tôt possible, après un arrêt-minute côté britannique pour refaire le plein de gasoil.
Autant l'annoncer dès le départ, les prévisions météorologiques ne nous sont pas vraiment favorables... Nous aurons peu de vent les premiers jours près des côtes (mais tant mieux puisqu'il souffle contre nous), et ensuite ça ne devrait pas s'arranger avec une alternance d'ouest et de nord-nord-ouest, ce qui présage beaucoup de navigation au près. Et en plus nous sommes ralentis dans le golfe de Gibraltar par le passage d'un sous-marin anglais !
Nous arrivons quand même à louvoyer quelques heures dans le détroit, entre les cargos, et avons le plaisir d'entrer dans l'océan Atlantique à la voile.

18/03/2016

Après une alternance de voile et de moteur (au bénéfice de ce dernier, nous en sommes déjà à 32h au compteur depuis Gibraltar) pendant laquelle nous avons tenté de gagner de la route vers le nord le long du Portugal, nous stoppons enfin la machine pour nous lancer dans la traversée proprement dite. Ça fait du bien aux oreilles, et nous espérons ne plus avoir à la rallumer avant Terceira !
Avant-hier, le 16, nous avons eu la chance de croiser deux Rorquals Communs, qui nous ont accompagnés pendant notre repas de midi. C'est l'occasion de remplir une première fiche d'observation aléatoire, dans le cadre des activités habituelles de Participe Futur.
Le rythme des quarts est maintenant bien assimilé par tout l'équipage, et les nuits à contempler Orion (parfois sous la pluie, souvent sous les embruns) sont mises à profit pour apprendre à mieux se connaître.

24/03/2016

Terre en vue !
Après 9 jours de mer, dont au moins 6 au plus près dans un vent alternant entre force 4 et 6, avec une mer trop souvent croisée, l'équipage d'Alcyon est heureux d’apercevoir Santa Maria, la première île de l'archipel des Açores à se trouver sur notre route. Et si Alcyon pouvait parler, je suis d'avis qu'il pousserait le même cri du cœur que ses compagnons de voyage : Escale !
D'ailleurs il nous l'a déjà fait comprendre à sa manière, puisqu'au moment de démarrer le moteur il y a deux jours (pour recharger les batteries), notre ami Perkins a décidé de se mettre en grève. Sur le moment, avec une mer encore formée, rien à faire pour le convaincre de redémarrer, et c'est seulement après avoir passé deux après-midi entiers à prendre soin de lui qu'il s'est décidé à nous faire parcourir les derniers miles nautiques qui nous séparaient du port.
Finalement c'est à 17h15 que, amarres passées sur le ponton de la jolie petite marina de Vila do Porto, nous laissons notre fidèle moulin à diesel se reposer pour quelques jours au calme.
L'équipage, physiquement éprouvé par cette traversée, chancelle sur ses jambes lors de la première montée à pied jusqu'au village. Mais l'appel du restaurant est plus fort que la fatigue ! Nous avons bien mérité notre Baccalaho (morue) grillé.

26/03/2016

Si toutes les autres îles des Açores sont à l'image de Santa Maria (une des plus petites îles de l'archipel), alors cela présage de très belles escales pour la suite de notre expédition.
Seulement 17km de long pour 9,5 de large, 4000 habitants l'hiver (12000 en haute saison), c'est sur un petit paradis de tranquillité que nous avons accosté.
Étonnamment vallonnée pour une si petite superficie, l'île est partagée entre de nombreuses prairies où se prélassent des vaches ainsi que quelques chèvres ou moutons, des cultures diverses (en plus des fruits et légumes habituels, nous trouvons des bananes, ananas, mangues... et de magnifiques vignes en terrasse donnant sur la mer), et des forêts d'une sorte de cyprès. La végétation est très diverses, nous transportant en un rien de temps de la moyenne montagne continentale aux pays tropicaux, grâce au climat si particulier des Açores, régi par son fameux anticyclone et la proximité du Gulf Stream, un courant chaud qui est aussi responsable de la douceur du climat ouest européen.
Après ces deux jours entièrement consacrés au repos et à la découverte de l'île (en dehors de l'habituel grand ménage de fin de traversée, et des diverses opérations de maintenance de routine), nous sommes prêts à repartir demain matin à l'aube pour la dernière étape, un « saut de puce » de 150 miles jusqu'à Terceira, où quatre des membres de notre équipage actuel vont nous quitter pour laisser place aux prochains Alcyonautes.

Dernière nous la Méditerranée. A gauche l'Europe, à droite l'Afrique.
Dernière nous la Méditerranée. A gauche l'Europe, à droite l'Afrique.
Vestige d'un centre de transformation de l'huile de baleine
Vestige d'un centre de transformation de l'huile de baleine
Entrée du port de Vila do Porto (Santa Maria)
Entrée du port de Vila do Porto (Santa Maria)
Débarquement
Débarquement
Le seul restaurant
Le seul restaurant
Sous-marin anglais à Gibraltar
Sous-marin anglais à Gibraltar
Vue du sommet de l'île de Santa Maria (Pico Alto)
Vue du sommet de l'île de Santa Maria (Pico Alto)

Açores 2016