PARTICIPE FUTUR S'ENGAGE POUR LA CONSERVATION MARINE A TRAVERS LA RECHERCHE, L'EDUCATION ET LA SENSIBILISATION

Equipiers : Jean-Pierre Arlès, Béatrice Maury, Jean-Pierre Lugon
Chef de bord : Camille Fournier, Guide : Caroline Croguennec

1er Mai 2016 :

Dernier jour pour certains membres de l'équipage précédent, jour d'arrivée pour le bord suivant. Nous prenons une dernière photo avec Gaëlle, Manon et Henry, disons au revoir et « bon vent », et soudain nous nous retrouvons à trois sur Alcyon : Camille, JP, et Caroline (la nouvelle guide pour cette quinzaine).
Béatrice et un second Jean-Pierre (Suisse, lui) n'arrivant qu'en fin de journée, nous occupons notre temps entre rangement, nettoyage du pont, inventaire et liste des courses à faire, et découverte d'Angra, petite ville bien sympathique dont l'église bleue domine la marina. JP sert de guide à la guide, étant donné qu'il est maintenant un habitué. Il est en effet sur le bateau depuis le départ début mars de La France, et notre port d'attache aux Açores et les recoins d'Angra n'ont donc plus vraiment de secrets pour lui. C'est donc un plaisir de visiter en sa compagnie le petit jardin à végétation sub-tropicale, une pâtisserie fort alléchante, et de flâner dans les ruelles pavées de noir et blanc.
En fin d'après-midi, la Suisse est enfin représentée, puisque Béa et JP (l'autre !) nous font de grands signes depuis le quai ! Ca y est, notre équipage est au complet !

2 Mai 2016 :

Réveillés vers 7h53 au son de la bouilloire, voici notre équipage prêt à attaquer cette première journée. Après un bon petit déjeuner, nous partons pour le marché afin de réaliser notre avitaillement. A la poissonnerie, nous dénichons une bonite dont tout le monde se régalera à l'heure du déjeuner.

Alcyon trépignant à l'ombre du Monte Brasil, et le beau temps aidant, nous décidons de partir en excursion pour voir de plus près un cône insulaire tout proche. « Larguez les amarres !!! ». Nous sortons du port d'Angra d'Heroismo et voguons vers l'Ilhéus das Cabras par un vent d'Est de force 3. C'est l'occasion de prendre, ou reprendre nos marques avec Alcyon. Nous observons au passage de beaux radeaux de puffins cendrés, puis deux dauphins furtifs, des communs.
Arrivés près du volcan, un cône effondré scindé en deux parties à cause de l'activité volcanique et de l'érosion, nous passons dans la large brèche ainsi ménagée. Alcyon aura donc navigué dans un volcan ! Et nous avec ! Une première aventure dans cette troisième période de navigation.
De retour au port d'Angra, nous concluons cette première journée par un apéritif bienvenu, et un bon repas, qui donne l'occasion aux uns et aux autres de faire encore plus ample connaissance.

3 Mai 2016 :

Dès le matin, Alcyon et notre fier équipage quittent le port d'Angra d'Heroismo. « Adeus » Terceira , « Bom dia » Graciosa !
Nous allons avoir l'occasion de naviguer sur des zones de profondeurs variées, jusqu'à 2400 m. Aussi nous espérons croiser quelques espèces de cétacés au cours de cette navigation... Ceux-ci ne se feront point attendre ! Alors que nous longeons les côtes de Terceira au moteur, Eole ne nous honorant pas de son souffle, des dauphins communs nous font le plaisir d'une petite visite à l'étrave, avant de s'éloigner. Il fait beau.. Nous pouvons voir au loin São Jorge et le mont Pico en arrière-plan... Ah... Quelle belle journée ! Comme la mer est calme, nous décidons de tenter une écoute à l'hydrophone, qui ne donnera rien... mais soudain, Béa s'écrit « Baleeeeeine ! Souffle ! ». Mais c'est en effet très grand ! Mais c'est en effet très gros ! Mais c'est en effet ... un rorqual bleu !!! Oui, oui ! Le plus grand animal de toute la Terre ! Quelle chance nous avons. Après quelques souffles, la baleine sonde une première fois, puis refait surface avant de nous saluer de la caudale. Entre temps, un rorqual plus petit sera aperçu au loin, donc indéterminé. La journée sera riche en observations, puisque nous aurons également l'occasion de croiser une petite tortue occupée à déguster une physalie en surface, ainsi qu'un groupe mixte de dauphins communs et bleus blancs, et pour finir, un dauphin de Risso en guise de cerise sur le gâteau.
Nous arrivons finalement en vue des côtes de Graciosa, accueillis par des radeaux de puffins, des sternes de Dougall et Pierregarin, et un homme fort moustachu.

4 Mai 2016 :

Le soleil envoie à travers les hublots d'Alcyon ses rayons nous tapoter l'épaule et les paupières, et nous souffler dans l'oreille : « C'est le matin ! ».
Cette journée sera consacrée à la découverte de Graciosa. Nous sommes le seul voilier amarré dans ce petit port de pêche, et n'avons déjà la veille croisé aucun touriste. Juste avant de partir, nous avons à nouveau affaire à la gentillesse des locaux, puisque l'écoguide va voir les pêcheurs pour demander de la glace, qui sera obtenue instantanément.
Les pique-niques sont prêts ; nous partons au complet en direction de la caldeira, renfermant en son sein la Furna do Enxofre (littéralement « la grotte du soufre »). L'idée est de faire du stop. Problème : à cinq, difficile d'envisager de trouver une bonne âme possédant un véhicule suffisamment spacieux pour nous permettre de rester tous ensemble. Au moment précis où, arrivés sur la bonne route, nous décidons de nous séparer en deux groupes afin d'augmenter nos chances, un gracieux Graciosien s'arrête à notre hauteur. Alors qu'il était au départ d'accord pour prendre à son bord deux d'entre nous à l'avant de son petit pick-up à la remorque déjà bien encombrée, il développe finalement un trésor d'imagination et de gentillesse en déplaçant des affaires à l'arrière, afin que nos trois compères masculins puissent s'y entasser (c'est le mot) courageusement et stoïquement. Nous pensions en papotant avec cet être humain bien sympathique avoir atteint les limites de la générosité. Ceci était faux. Ceci était vraiment complètement faux. En effet, il nous emmène tout d'abord directement sur le parking du site que nous voulions visiter, alors que nous voulions ménager ses efforts et lui avions timidement demandé de nous avancer un peu sur la route, rien de plus. Et ensuite, c'est le moment où la machine à bonheur des Bisounours explose : l'homme descend de voiture, passe devant nous pour semble-t-il nous guider jusqu'à la maison d'accueil de la grotte, en bas d'un escalier de terre bordé de végétation, et lorsque nous l'y rejoignons une minute plus tard, nous découvrons abasourdis qu'il a payé la visite à tout le groupe !!! Alors que nous nous répandons en remerciements, puisque ce qui est fait est fait, l'homme nous sourit, nous salue, et s'en va, tout simplement. Merci pour ce geste adorable Monsieur Gracieux (nous ne saurons jamais son nom) !! Après les poissons donnés par les pêcheurs, la glace fournie sans problème, et ce cadeau, on peut vraiment dire que Graciosa est accueillante !
La grotte est assez impressionnante. Nous nous retrouvons sous terre au bord d'un lac situé à 22,5 m sous le niveau de la mer ! Le brouillard se déversant dans la caldeira, nous décidons de renoncer à la randonnée que nous avions prévue, mais prenons malgré tout le temps de marcher le long de la route très peu fréquentée et d'apprécier la végétation luxuriante qui donne une teinte verte à la lumière par endroits. Quelques pinsons açoriens viendront nous saluer à l'heure du repas. Nous redescendons ensuite à pieds vers Alcyon, fatigués mais heureux de cette journée.

5 Mai 2016 :

Nous quittons de bon matin le petit port de Vila da Praia (Graciosa) et faisons route vers Velas (île de São Jorge). La traversée se fera en alternant voile et moteur, selon les caprices d'un vent tout d'abord de secteur NE, puis tournant au NW. Malgré une houle mesurée, la guide montrera un signe de faiblesse en tentant d'appâter les puffins... Une sieste plus tard, elle sera plus ou moins amarinée. En milieu de journée, quelqu'un s'écrit « Souffle ! Souffle à tribord !!! Même plusieurs... ! ». Effectivement, trois souffles obliques sont visibles : des cachalots ! Nous aurons juste le temps d'en voir sonder un, qui lèvera la queue, les deux autres individus ayant dû également plonger cachés par une vague. Nous arrivons en fin d'après-midi à Velas, où nous boirons un verre en terrasse.

6 Mai 2016 :

Après une bonne nuit de sommeil, l'équipage discute des possibilités de visites et randonnées sur l'île, et de la météo pour les jours suivants. Il est décidé de rester deux jours à São Jorge, nous donnant la possibilité de profiter d'une journée tranquille, et d'espérer un temps agréable le lendemain pour visiter.
La douche aux sanitaires (très propres) du port de Velas est attendue par tous avec impatience. La fin de matinée se place donc sous le signe de la mousse et des ablutions. Notre capitaine Camille revient même avec des cheveux en moins ! Propres comme des sous neufs, nous mangeons à bord un bon repas sous un surprenant soleil.
L'après-midi est également très détendu. Tout le monde vaque à ses occupations, ce qui fait du bien à tous. Sieste pour les uns, balade dans Velas pour les autres, tri des photos déjà prises, lecture, etc. La ville est petite, et il est très rapide d'en faire le tour. Malgré tout, on y retrouve les principales caractéristiques des villages typiques des Açores, à savoir des trottoirs pavés de noir et blanc formant des dessins, un petit jardin municipal avec sa gloriette et ses plantes tropicales et sub-tropicales, des balcons étroits en fer forgé, des piscines naturelles ménagées entre les roches volcaniques sur la côte, une petite église noire et blanche (encore et toujours) sonnant régulièrement un carillon, et un « império » (une chapelle) très coloré au détour d'une ruelle.
La soirée sera marquée par une aventure dans un bar/restaurant local, avec son grand ventilateur en bois, ses gravures de chasseurs de cachalots, sa cuisinière très joviale (vraiment), ses clients pittoresques, son odeur de friture, et sa nourriture de qualité contestable, il faut quand même bien le dire. Bon, mauvaise pioche ce coup-ci, mais ce détour nous aura au moins donné l'occasion de rire, à défaut d'avoir pu satisfaire nos papilles.
C'est bercé par les cris des puffins cendrés nichant sur la falaise que notre équipage regagne ses bannettes respectives, pour se préparer à la journée du lendemain en rêvant de baleines et de dauphins.

7 Mai 2016 :

Une voiture de location récupérée, et quelques courses effectuées, c'est tout le bord qui prend la route à la découverte de l'île. Malgré les jolis murets de pierre et les hortensias omniprésents, c'est avec un air un peu dubitatif que nous arrivons sur les hauteurs, où nous nous retrouvons ceints d'un brouillard assez épais, accompagné d'une bruine peu avenante. Au niveau de Norte Grande, nous descendons de voiture et apprécions la vue sur la faja de Ouvidor. Une accalmie semble se profiler. Nous décidons donc de descendre à pieds voir de plus près cette curiosité géologique typique de l'île. Les fajas correspondent à des zones de plaine surplombées de hautes falaises, et qui sont dues à des effondrements et/ou d'anciennes coulées de lave. Elles sont habitées et propices à la culture de fruits et légumes, grâce au microclimat favorable qui y est présent. Dans notre descente, les deux « JP » décident d'agrémenter leur marche en fumant un cigare de São Miguel. Camille et Béa papotent. Quant à la guide, qui est très adulte, elle s'amuse à leur coller sur les vêtements du gaillet grateron ramassé sur les talus (une plante plus communément appelée « herbe à chat »). Arrivés en bas, nous profitons de la beauté du lieu, avec ses petites maisons « cosy », les jardinets bien garnis en légumes en tous genres, les rochers sombres en basalte qui hérissent la côte d'écueils sur lesquels de belles vagues viennent se briser.
La remontée se fait à l'arrière d'un pick-up d'açoriens sympathiques qui passaient par là. Nous prenons ensuite la direction de la faja suivante en poursuivant vers l'Est. Celle-ci abrite un petit lac, dans lequel des sternes viennent pêcher. L'endroit est magnifique et le soleil est en plus revenu. Le pique-nique assis dans l'herbe dans un tel cadre est un vrai plaisir. Nous allons ensuite admirer les rouleaux de vagues et la vue sur les falaises verdoyantes. Quelle ambiance ! Quelle beauté !
L'étape suivante se fait à Calheta, où nous voulions visiter l'usine de mise en boîte de thon de Santa Catarina, malheureusement fermée le week-end. Ceci n'empêche pas Camille de repartir du magasin adjacent les bras chargés de boîtes. Une piscine semi-naturelle étant toute proche, nous nous y rendons, mais aucune tentative de baignade n'aura lieu (le fond de l'air étant un peu frais tout de même). Cette journée de visite s'achèvera par un petit tour à l'ancienne église d'Urzelina, en partie ravagée lors des éruptions de 1808.
Demain, nous voguerons vers le port d'Horta, étape fameuse des transatlantiques, et rendez-vous des navigateurs de toutes espèces... Faial, nous voilà !

8 Mai 2016 :

Nous quittons le port de Velas au moteur, puis un bon vent de secteur NNW de force 5 Bft nous permet de voguer toutes voiles dehors, avec deux ris dans la grand-voile. Alcyon avance bien, à plus de 7 nœuds. Nous croisons quelques tortues marines en chemin. Nous arrivons dans une marina bien remplie, à cause du mauvais temps au large qui a obligé un certain nombre d'équipages à patienter au port pour quelques jours. De ce fait, nous ne pouvons pas nous mettre à quai, et sommes obligés de nous amarrer à couple avec un Motor Yacht de taille imposante par rapport à Alcyon. Alors que son propriétaire se promène sur son bateau en grignotant un club sandwich, nous lui faisons signe et lui demandons de réceptionner une aussière. Avec l'aide de son staff qui arrive peu après, nous parvenons à nous stabiliser et nous amarrer à son yacht. Merci à notre nouveau voisin, dont le gros bateau nous servira maintes fois de passerelle pour pouvoir accéder au quai, après moult acrobaties.
A l'heure où Jean-Pierre (le français) s'engage sur le pont de notre voisin pour rejoindre la terre ferme, nous entendons soudain depuis le ponton d'en face : « Woooh !! Eh Alcyon lààà !! YOUHOUH !! ». Il s'agit des deux loustics Béranger et Martin croisés à Flores par l'équipage précédent. Belle surprise !! Nous voici partis illico pour boire un verre et papoter avec eux, puis nous serons rejoints par les deux autres compères de leur expédition, François et Pierre, ainsi que par Ignace, un de leurs amis, qui finit un tour de l'Atlantique en solitaire à bord de son Pogo 8.50. Après quelques verres au fameux Peter's Café Sport, nous regagnons notre beau bateau pour trinquer avec Morphée.

9 Mai 2016 :

Aujourd'hui, certains se reposent, d'autres visitent. Pendant que Camille et Jean-Pierre (le français) profitent d'un repos bien mérité et bricolent quelques petits bidules sur le bateau, Jean-Pierre (le suisse), Béa, et Caroline louent une voiture, et partent à la découverte de Faial. Pour commencer, un peu de culture, avec la visite de l'ancienne station baleinière de Porto Pim, où sont visibles les anciennes machines servant à l'industrie baleinière, avec des films et explications retraçant cette part importante de l'histoire des Açores. L'équipe de trois aventuriers prend ensuite la route de l'Ouest de l'île, afin de voir l'extraordinaire site volcanique de la Ponta dos Capelinhos, avancée de cendre datant de 1958 créée suite à une série d'éruptions ayant duré pas moins de treize mois ! La journée étant très venteuse, les manteaux, oreilles, bouches, cheveux de notre trio seront rapidement emplis des petites poussières noires du site. Mais c'était à faire, vraiment !! Comme on dit, « on en a pris plein les yeux ».
La voiture prend ensuite la route de la Réserve Naturelle de la Caldeira do Faial, par des pistes de terre ocre bordées d'hortensias et de champs, qui rejoignent la route goudronnée. Nous arrivons finalement au sommet, et restons ébahis devant le creux formé par l'effondrement ancien de la chambre magmatique du volcan sur lequel nous nous trouvons. Nous rejoignons les autres membres de l'équipage, et partons prendre un dernier verre au Peter's. Demain, c'est l'anniversaire de Béa. Demain, nous partons d'Horta.

10 Mai 2016 :

La journée commence avec la dégustation d'un gâteau acheté pour l'occasion et agrémenté d'une allumette en guise de bougie. Nous larguons les amarres pour rejoindre Pico par un vent de 4-5 NW avec artimon et petit yankee. A peine sortis de la marina, Camille jette une bouée à la mer. Tout l'équipage se mobilise et travaille de concert pour la récupérer à la voile. Après 4 tentatives infructueuses, nous ramenons finalement la bouée à bord. Il était temps : un requin venait de rôder tout près de notre succédané d'homme à la mer ! Nous continuons notre route au portant en surfant sur les vagues à une allure de 7,5 nœuds ! Aucun cétacé à l'horizon, mais nous croisons 4 tortues. Le Mont Pico est caché derrière son manteau de nuages. Le vent tourne au Nord force 6 et nous nous amarrons d'une façon plutôt musclée au petit port de Lajes de Pico. Une fois Alcyon sécurisé, nous allons nous désaltérer chez Serge. Nous découvrons que, le soir même, Richard Sears, célèbre cétologue, fondateur du MICS aux îles Mingan, donne une conférence sur son travail sur la baleine bleue. Un cadeau surprise de plus pour Béa, déjà gâtée par l'équipage tout au long de cette superbe journée qui se termine autour d'un excellent repas d'aïoli et bacalhau (morue) avec, en guise de dessert les « crêpes du capitaine ».

11 Mai 2016 :

Après une grasse matinée due au dysfonctionnement du réveil de Caroline, guide émérite, agrémenté d'un petit déjeuner à la boulangerie du coin, Camille part à pied à la découverte de la partie Est de l'île. Le reste de l'équipage loue une voiture et s'oriente tout d'abord vers le Lagoa de Capitão qu'il ne verra jamais sortir du brouillard humide qui trempe jusqu'aux os tous les marcheurs. Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers São Roque afin de nous réchauffer d'un bon chocolat chaud. En nous dirigeant vers Madalena, à l'Ouest de l'île, nous découvrons un bord de mer agrémenté d'un vignoble açorien typique. Les marques du volcanisme sur les lieux nous émerveillent entre le côté poreux qui se découvre sous les rides de lave refroidies plus rapidement et communément nommées les pahoehoe. Nous continuons vers Madalena où nous mangeons une glace en admirant Faial au loin, puis nous nous rendons en-dessous de Crição Velha et ses vignes classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. S'étendant à perte de vue, le vignoble est constitué de petites parcelles de 5 à 10 m² chacune, délimitées par des murs en pierres sèches d'environ 1,50 m de hauteur. Ces murs en basalte ont pour objectif de maintenir la chaleur et de protéger les ceps du vent et des assauts de la mer toute proche. Un paysage nous rappelant Pompéi.
De retour à Lajes de Pico, nous retrouvons notre capitaine qui s'est également fait « manger » par un nuage, affairé à nous cuisiner des steaks de soja réhydratés offerts par l'équipage de l'Ecosailing Project. Une expérience gustative marquante, mais non concluante (désolés).

12 Mai 2016 :

Etant donnée la configuration océanographique particulière des Açores, nous décidons de partir vers le large, et nous nous mettons en mode « observation ». En effet, jusqu'à 28 espèces de Cétacés ont été observées dans ces eaux riches en nourriture, dont le cachalot encore chassé jusqu'au début des années 1980. Eole ne nous gratifie pas de sa présence, et une bruine tenace nous entoure pendant deux bonnes heures. Un léger vent chasse finalement la pluie, même s'il n'est pas suffisant pour nous permettre de faire de la voile en continu. Après 4h de surveillance, un groupe de dauphins communs accompagné d'un dauphin bleu-blanc vient à l'étrave. A 14h35, Béa voit sonder un cachalot. Nous stoppons Alcyon, sortons l'hydrophone, et entendons distinctement plusieurs cachalots, dont les « clics » métronomiques s'entrecroisent et se mêlent à des sifflements de Delphinidés. Nous ne verrons pas nos cachalots refaire surface. De retour à notre ponton flottant, nous retrouvons JP (le Suisse), équipier resté à terre et parti à la découverte de l'Est de l'île, qui nous aide à nous amarrer, et nous prépare un gratin dauphinois d’anthologie fort apprécié par tout le bord.

13 Mai 2016 :

De bon matin, nous quittons Lajes et faisons route vers Terceira par vent WSW 2. Deux dauphins de Risso nous font brièvement cadeau de leur présence, mais aucun rorqual ou cachalot en vue... Après le repas, la brume s'installe et chasse le vent. Le barreur et le capitaine scrutent l'horizon fort rapproché afin de prévenir une collision potentielle avec un autre navire. Des Tursiops bien plus grands que ceux de Méditerranée, et très marqués, viennent à l'étrave, suivis quelque temps plus tard par un groupe furtif de Delphinidés non identifiés. A 19h50, nous nous amarrons à Angra, île de Terceira, à côté d'un catamaran (énorme) belge, et nous nous rendons à la cafétéria pour un repas mérité avec Eléonore, guide habituée d'Alcyon que nous accueillons à bord avec grand plaisir.

14 Mai 2016 :

Ce samedi matin est consacré au nettoyage du bateau qui en ressort rutilant et pimpant. Ensuite, Eléonore découvre Angra, son marché et sa poissonnerie, Camille bricole et bichonne Alcyon, JP (le français) nous concocte un barracuda fort goûteux pour midi, et une paëlla à sa façon pour souper, tandis que les autres s'occupent des lessives, de finaliser le journal de bord, etc. Nous accueillons Caroline, fidèle équipière récidiviste, qui va rester jusqu'au retour d'Alcyon à son port d'attache des missions d’écovolontariat estivales, Port Pin-Rolland à St Mandrier (Var).

Bon vent pour cette nouvelle quinzaine !!! Nous vous souhaitons de superbes observations naturalistes, de belles rencontres avec les habitants et marins de passage, de bons petits plats, une belle convivialité, et une navigation agréable sur notre bel Alcyon !
Le pavage traditionnel des rues (basalte noir, et pierre blanche importée du Portugal).
Le pavage traditionnel des rues (basalte noir, et pierre blanche importée du Portugal).
Petite navigation et passage entre les deux parties de l'Ilheu das Cabras.
Petite navigation et passage entre les deux parties de l'Ilheu das Cabras.
Dauphins communs. Aux Açores, la partie avant du sablier a une coloration ocre plus marquée.
Dauphins communs. Aux Açores, la partie avant du sablier a une coloration ocre plus marquée.
Tortue grignotant une physalie.
Tortue grignotant une physalie.
poissons offerts très gentiment par les pêcheurs !
poissons offerts très gentiment par les pêcheurs !
Petit port de pêche à Graciosa.
Petit port de pêche à Graciosa.
Extraction du véhicule ! Nous voilà arrivés à Furna do Enxofre !
Extraction du véhicule ! Nous voilà arrivés à Furna do Enxofre !
Dans le gouffre laissé par une coulée de lave. Nous sommes ici au bord d'un lac souterrain situé à 22,5 m sous le niveau de la mer. Le Prince Albert de Monaco y descendit jadis avec une échelle de corde. Nous prîmes les escaliers aménagés depuis !
Dans le gouffre laissé par une coulée de lave. Nous sommes ici au bord d'un lac souterrain situé à 22,5 m sous le niveau de la mer. Le Prince Albert de Monaco y descendit jadis avec une échelle de corde. Nous prîmes les escaliers aménagés depuis !
Sortie de la caverne.
Sortie de la caverne.
C'est parti pour une balade dans la caldeira !
C'est parti pour une balade dans la caldeira !
Retour à pieds vers le port. Ambiance presque Ecossaise.
Retour à pieds vers le port. Ambiance presque Ecossaise.
En Nav' vers São Jorge.
En Nav' vers São Jorge.
Vue sur Pico, au sommet dégagé pour une fois !
Vue sur Pico, au sommet dégagé pour une fois !
Nous longeons les côtes de São Jorge. Volcanisme visible et omniprésent.
Nous longeons les côtes de São Jorge. Volcanisme visible et omniprésent.
Envol massif de puffins cendrés devant Pico.
Envol massif de puffins cendrés devant Pico.
Alcyon amarré au port de Velas.
Alcyon amarré au port de Velas.
trempette de pieds dans une piscine semi-naturelle.
trempette de pieds dans une piscine semi-naturelle.
Mémorial sur la chasse au cachalot.
Mémorial sur la chasse au cachalot.
Alcyon au port de Velas.
Alcyon au port de Velas.
Vue sur la fajã de Ouvidor.
Vue sur la fajã de Ouvidor.
Descente vers la fajã.
Descente vers la fajã.
Écueils de basalte.
Écueils de basalte.
Vue de la fajã dos Cubres, avec la fajã da Caldeira de Santo Cristo en arrière-plan.
Vue de la fajã dos Cubres, avec la fajã da Caldeira de Santo Cristo en arrière-plan.
Plage de pierres volcaniques de la fajã dos Cubres.
Plage de pierres volcaniques de la fajã dos Cubres.
Marche sur la fajã dos Cubres
Marche sur la fajã dos Cubres
Traversée de São Jorge à Faial.
Traversée de São Jorge à Faial.
Anciens treuils servant à hisser les baleines à terre.
Anciens treuils servant à hisser les baleines à terre.
Site volcanique de la Ponta dos Capelinhos, avancée de cendre datant de 1958 créée suite à une série d'éruptions ayant duré pas moins de treize mois.
Site volcanique de la Ponta dos Capelinhos, avancée de cendre datant de 1958 créée suite à une série d'éruptions ayant duré pas moins de treize mois.
Vue de Faial depuis le sommet de la Caldeira.
Vue de Faial depuis le sommet de la Caldeira.
Au loin, le port de Horta.
Au loin, le port de Horta.
Un fier équipage !
Un fier équipage !
Port de Lajes de Pico
Port de Lajes de Pico
Conférence de Richard Sears, célèbre cétologue
Conférence de Richard Sears, célèbre cétologue
Rides de lave refroidies nommées les pahoehoe.
Rides de lave refroidies nommées les pahoehoe.
Balade dans les vignes de Crição Velha, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Balade dans les vignes de Crição Velha, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Gros plan sur les vignes, entourées de pierres volcaniques pour maintenir la chaleur.
Gros plan sur les vignes, entourées de pierres volcaniques pour maintenir la chaleur.
Écoute sous-marine à l'aide de l'hydrophone du bord. Autour d'Alcyon, nous pouvons entendre au moins trois cachalots et un groupe de dauphins.
Écoute sous-marine à l'aide de l'hydrophone du bord. Autour d'Alcyon, nous pouvons entendre au moins trois cachalots et un groupe de dauphins.
Dernière navigation, entre Pico et Terceira.
Dernière navigation, entre Pico et Terceira.
en allant au marché
en allant au marché
Auto-stop.
Auto-stop.

Açores 2016