PARTICIPE FUTUR S'ENGAGE POUR LA CONSERVATION MARINE A TRAVERS LA RECHERCHE, L'EDUCATION ET LA SENSIBILISATION

Equipage de la semaine Timothée / skipper – Claudia / guide – Jacques / Président de l’association
Ecovolontaires : Morgane, Zoé, Marianne, Julien, Anne-Catherine (auteurs de ce journal de bord)


3o juillet
Embarquement vers 16h sous un beau soleil.
Direction Porquerolles pour un mouillage « au langoustier » suivi d’un fameux apéritif et d’un excellent diner de Pageots après une première baignade. Ça démarre bien.

31 juillet
Briefing avec Claudia sur les cétacés en méditerranée et nos missions d’observation avant de faire le plein de gasoil à Porquerolles.
On se répartit aux postes d’observation. 3o minutes d’observation des macro déchets sont effectuées en plus de l’observation des cétacés.
Mouillage vers l’île de Bagaud pour le déjeuner. Après une baignade, départ pour le large.
En fin d’après-midi, on voit deux groupes de globicéphales qui se rapprochent du bateau, vont de part et d’autre, jouent avec nous. On en dénombre près de 2o. L’un d’eux apparait sur les photos blessé, avec un filet encore autour de lui. Nous sommes tous tristes de ne pas l’avoir vu sur place.
Mouillage au cap Taillat.

o1 aout
Départ cap Sud. Peu de temps après, encore tout près des côtes, nous vîmes de nouveau deux groupes de globicéphales.
Repas du midi au large, puis reprise des observations, quand tout à coup, Zoé s’écria « souffle » à tribord !
Jacques, à la barre, s’empressa de dévier notre trajectoire et de se rapprocher. Le cachalot sonda et nous aperçûmes sa caudale. Après 1h3o d’attente, pendant laquelle nous avons écouté les « clac-clac » avec l’hydrophone, nous repartons sans le voir remonter. Quelques minutes plus tard, à nouveau « souffle ! »
Nous passons alors 5-1o minutes avec un cachalot d’une dizaine de mètres, sans doute un autre, assez près de lui, avant qu’il ne sonde. Magique !
On recroise les globicéphales en fin d’après-midi en allant vers notre mouillage.
Au menu du repas du soir, pâtes au pesto préparées par nos deux étudiantes biologistes et une tarte tatin réalisée par le marin. Tout ça sous le feu d’artifice de St Raphaël et devant la tour ayant inspiré Hergé.
Hommage à Claudia pour la fête nationale Suisse.

o2 aout
Départ de la baie d’Agay de l’île d’or « les basses » à 8h après une baignade ressourçante.
Nous partîmes avec un cap 12o vers les eaux profondes de 25oom, au large de Nice, à 25milles de la côte.
Le site vers lequel nous nous dirigeâmes s’appelle le Chinois. Point C sur la carte. (code secret d’Alcyon)
1ère observation : de 8h42 à 1oh42 par 3 éco-volontaires. RAS, la mer est calme.
On prévoit alors de passer la nuit à la cape.
Tout au long de la journée, on croit voir des souffles, mais ce ne sont finalement que des sauts de thons et d’espadons.
Néanmoins, on observe quelques puffins et une raie qui sauta près de nous.
Juste après le déjeuner, même pas le temps de démarrer la sieste prévue pour certains, que Zoé aperçoit des dorsales.
On identifie des dauphins, et plus précisément des stenellas.
Ils vinrent furtivement à l’avant du bateau. On prend quelques clichés, mais n’allant pas assez vite pour eux, ils repartent vers une autre direction montrant peu d’intérêt pour nous.
Après-midi calme, sieste à tour de rôle, puis Tim nous réunit pour le débriefing quotidien, sa spécialité.
Un à un, nous énumérons notre souhait du moment.
Anne-Catherine, avoir un kayak, là, tout de suite...
Marianne, que Jacques lui dessine Alcyon là, tout de suite...
et Zoé, voir un rorqual, là, tout de suite... !! maintenant !
Le dernier fût exaucé sur le champ ! « souffle » à babord !
Débriefing interrompu ; déception de Tim palpable.
Et là, s’ensuit environ 1h de cache-cache avec le rorqual, qu’on voit souffler à maintes reprises, mais le temps de s’en approcher, il est trop tard, il a déjà sondé.
Se trouvant sur la voie des cargos et ferrys, on capitule.
On reprend le débriefing, dégustons les pommes de terre sauce au beurre et épices dont il ne restera rien et terminons avec le fondant au chocolat de Julien. Autant dire qu’il est temps d’aller se coucher afin d’être d’attaque pour les quarts, après les consignes de sécurité.
Certaines n’arrivent cependant pas à lâcher l’observation de cette nuit particulièrement étoilée et découvrent un peu l’astronomie.
Anne-Catherine observe pendant le premier tour de garde un bateau de croisière illuminé de tous bords aux alentours en se demandant comment on peut prendre du plaisir à aller sur ces engins, tout en se délectant du plaisir de pouvoir observer un ciel aussi somptueux, que les clients du paquebot ne devaient sans doute même pas apercevoir tant leur pollution lumineuse était intense.

o3 aout
Pendant le dernier tour de garde, de 5h à 7h, Zoé et Morgane ont admiré un rorqual de très près et continuent de voir des souffles. Tout en prenant le petit déjeuner, vers 7h3o après une baignade dans le large, le rorqual apparaît tout près du bateau et en fait le tour, visiblement curieux. On peut enfin prendre des clichés.
Départ pour la suite des observations en alternant les siestes nécessaires après la nuit de cape.
Après le déjeuner en mer, salade tomates mozzarella et son guacamole maison, s’ensuivi une séance de plongeons !
Tim, peu patient pour nos acrobaties et conscient de ce qui reste à parcourir jusqu’au mouillage, annonce le départ.
Julien vide les sceaux de la vaisselle par-dessus bord, histoire de faire revenir les récalcitrantes.
Nous recroisons un petit groupe de stenellas vers 15h, qui nous snobe totalement.
Après avoir navigué des heures sans ne rien voir, en fin d’après-midi, enfin, un groupe de dauphins d’une vingtaine d’individus, encore des stenellas, sont aperçus. Ils s’amusent un peu à l’étrave et l’un d’eux poursuit le bateau en faisant des sauts tendus !
Dommage pour Anne-Catherine qui n’a rien entendu de toute cette excitation, tapant ces quelques lignes du journal de bord (rédigé en partie par Marianne sur le carnet) dans la cabine, n’entendant que les bruits du moteur que nous avions du mettre en marche, faute de vent, cet après-midi.
Mouillage à « la bonne terrasse » - à cap Camarat, au milieu des yachts, où, après quelques plongeons et une agréable baignade, nous avons pu profiter d’une ambiance « très mauvaise musique des années 9o » émise par un bateau, pourtant au loin. Là, pendant près d’une heure, le débriefing a consisté à l’élaboration d’un plan machiavélique ... celui retenu : aborder avec le « lit de Tim » zodiac et leur balancer notre eau grasse de vaisselle à la chipolata, cuisinées en nombre pour Morgane ! l’autre version, leur planquer des camemberts dans le bateau...
Heureusement pour eux, ils ont capitulé bien tôt pendant que Jacques nous délectait de ses formidables talents d’imitateur de techno en version « lavac » !
Tim, pas en reste côté ambiance, a lancé un jeu de réflexion et de ligotage après nous avoir présenté son inventif apéritif : soupe de légumes lyophilisés au yaourt - seul raté de la semaine.
Dîner : marmite de légumes et ses saucisses. Dégustation de chocolat.
Quelques gouttes de lavande et c’est le silence.

o4 aout
Après quelques plongeons au réveil, nous partîmes cap 2oo, quasiment plein sud.
Déception globale. On n’a rien observé de la matinée, malgré les 16 yeux braqués sur une mer d’huile.
Jusqu’au moment où Zoé envisagea la baignade de midi qui se rapprochait.
Encore une fois, elle fût exaucée, tout de suite, maintenant !
En effet, Claudia à la barre fonça sur un couloir de vague formé par le passage d’un yacht, pensant que celui-ci pris ainsi, serait moins violent. Raté.
L’avant du bateau plongea sous la vague et Morgane et Zoé qui s’y trouvait furent immergées.
Trempées des pieds à la tête. Bain réussi.
Anne-Catherine, qui dormait en cale fut réveillée à cet instant par de l’eau qui lui coulait dessus.
A son réveil brutal, elle aperçut Tim qui était en train de couper les légumes pour le déjeuner près d’elle.
« Heu, c’est normal ??? » - 3o longues secondes plus tard, Tim lui répondit, « euh... oui. » Positif, toujours, mais moyennement convaincant.
Bref, Claudia est venue prêter main forte pour éponger en cale pendant que Zoé et Morgane s’essoraient.
Ce fût le seul évènement de la matinée.
Déjeuner à la cap : tarte tatin aux légumes (et au beurre évidement, hein Tim)
Quelques plongeons et imitations de cétacés plus tard, Tim et Jacques démarrent le bateau.
L’après-midi fut aussi calme que la matinée. Seuls deux dauphins furent aperçus, traversant devant le bateau et nous snobant une fois encore, pour aller rejoindre un groupe au loin.
Début de soirée, nous rejoignons le cap Sicié (terrain des militaires et des naturistes) et recroisons un dauphin boudeur avant d’aller mouiller près de la rive pour se protéger du vent force 8, annoncé pour 5h du matin.
Demandant l’heure de départ, maître Jacques nous répondit : « avec un vent de force 8 dans le cul, on sera à St Mandrier en ¼ d’heure », puis alla s’installer pour nous préparer des crêpes. Fabuleuses !
Séance de blagues, rébus et autres charades. Le niveau de blague monte, proportionnellement au niveau d’alcool en chute libre. Nouvelle mission : rendre Alcyon « sans alcool » pour TF1.
Bon courage au prochain équipage !

o5 aout
Rédaction Claudia : le vendredi matin, nous hissons uniquement le yankee moyen et l’artimon. Avec un vent arrière de 7 beaufort nous approchons à une vitesse considérable la rade de Toulon ce qui nous rapproche malheureusement aussi de la fin du voyage. Dans la rade, nous tirons des bords au près avec Alcyon bien gité. Le vent dans les cheveux, l’eau salée dans le visage et le sourire sur les lèvres, nous nous imprégnons des derniers instants de cette semaine.
Un très grand merci à la superbe équipe d’écovolontaires, à Jacques et à Tim pour cette belle aventure !