PARTICIPE FUTUR S'ENGAGE POUR LA CONSERVATION MARINE A TRAVERS LA RECHERCHE, L'EDUCATION ET LA SENSIBILISATION

CdB : Yann
Guide : Laura
Equipiers : Nathalie, Zeline & Marion

Samedi 1er septembre
Rencontre de l’équipage au complet sur la terrasse du bar du port de Pin Roland. Autour d’un café Laura et Yann présentent aux écovolontaires la mission. Nous nous dirigeons ensuite vers Alcyon, un magnifique voilier. Procédure d’usage : rangement des affaires, attribution des couchettes, tour de découverte de l’intérieur. Topo sécurité par le capitaine et 1 ere manœuvre au port : faire faire demi-tour au bateau à quai. Tout le monde est enfin prêt pour prendre le départ. Direction le mouillage de Mejean sous un beau soleil. À l’arrivée, baignade bien méritée dans une eau tout juste chaude ! Nous terminons cette première journée par un délicieux couscous cuisiné par Yann.

Dimanche 2 septembre
Nous nous levons après une première nuit à bord d’Alcyon. Après le petit déjeuner, Laura nous explique le protocole d’observation des cétacés et de collecte de données (météo, coordonnées, les différentes espèces et comment les différencier…) ainsi que le projet Exit Plastic lancé cette année par l’association. On lève l’ancre et c’est parti pour une journée d’observation. Résultat : 2 dauphins ont joué devant l’étrave d’Alcyon. Moment inoubliable pour cette première rencontre. L’état de la mer étant calme, Laura en profite pour nous expliquer le protocole macro-déchets et nous voilà partis pour un autre type d’observation : un transect de comptage des déchets en mer.
Nous finirons cette journée au mouillage de la Galère.

Lundi 3 septembre
Après une matinée d’observations (nous ne verrons que des méduses) et protocole macro déchets. Nous mouillons vers 14h au Cap Taillat pour une petite pause avant la traversée pour la Corse ! Nous nous baignons dans une eau bleue azur et chaude digne d’une carte postale. Mais aïe, aïe, aïe ! Nathalie se fait piquer par une méduse. Nous apprenons alors la technique pour soulager la brulure : mousse à raser et carte bleue… Zéline a vu dans l’eau la coupable : une méduse Aurélie.
16h Départ pour l’ile de Beauté. Yann nous donne nos quarts et les infos pour reconnaitre les navires de nuits et détecter les routes de collisions : lumières des bateaux, compas de relèvements. Petit rappel également sur les signes d’un empannage (car nous faisons bien entendu la traversée à la voile).
C’est parti pour une nuit de navigation qui se révèlera très différente selon les quarts. Elle commence par un cargo avec deux lumières rouges, ce qui veut dire : non maître de sa manœuvre. Elle continue par un festival de lumières parfois incohérentes. Vient ensuite, la vision des orages à l’horizon et de leurs éclairs. Le vent tourne et nous rapproche des orages. Seul dommage de la nuit l’abattant de la cuvette des toilettes n’a pas survécu à une chute de Marion, bousculée par une vague. Mais soulagement, rien de grave les toilettes continuent de fonctionner et Marion va bien.

Mardi 4 septembre
Au petit matin, la Corse est en vue. Tout le monde est sur le pont pour admirer le lever du soleil sur la Cap Corse. Laura et Zeline reprennent un quart pendant que les autres retournent se coucher. Un court instant après, Laura nous réveille pour venir observer des dauphins qui jouent puis se rapprochent de l’étrave malheureusement pas assez longtemps.
Nous prenons le petit-déjeuner quand soudain Yann s’écrit « Souffle énorme, mais il est loin ! » On y va ! Mais hélas, nous ne trouverons pas ce mystérieux souffleur.
Arrivée au port de Saint-Florent en fin d’après-midi.

Mercredi 5 septembre
Nous quittons Saint Florent au petit matin pour Calvi. Dès la sortie du port, nous commençons notre veille attentive, des Grands Dauphins résideraient ici. Nous guettons, observons attentivement toute la matinée. Ils ne sont pas là. À l’avant, Laura et Marion voient un « gros splash » à 11h. On s’en approche. Rien. Seulement le souvenir de cette effusion d’écume provoqué par un gros animal. Au moment du déjeuner des dauphins viennent nous rendre visite. Nous observerons même des petits. Pour la nuit, mouillage en face de Calvi, à Algajola. Baignade pour Zeline, Laura et Nathalie.

Jeudi 6 septembre
Une grande et belle journée s’annonce. Nous levons l’ancre pour Girolata et hissons les voiles. Calme et sérénité jusqu’au déjeuner. L’observation paye, Nathalie sur le bout dehors aperçoit des dorsales. Cap sur le groupe de dauphins. Il y en a partout, des tous les côtes d’Alcyon. Ils jouent dans les vagues de l’étrave un assez long moment. Puis plus rien à la surface de l’eau. Nous auraient-ils quittés sans un adieu ? Non ! D’un seul coup, ils jaillissent de l’eau, tous alignés pour un départ de course. Waouh !!!Pourquoi ce départ fulgurant ? Marion demande si c’est quelque chose qui pourrait leur avoir fait peur. Tout l’équipage se retourne et splash nous voyons un animal massif sauter hors de l’eau et retomber dans un nuage d’écume.
À l’approche du Golfe, Zeline entend des sifflements, ce sont les Tursiops ! Trois jouent à l’étrave quand deux autres avec un petit nagent à l’écart. Ce moment est fantastique. Ils ne quittent pas le bateau, l’occasion de faire de la photo-ID. Nous les quittons avec tristesse pour achever notre journée à Girolata.

Vendredi 7 septembre
Tout le monde debout ! Cap sur Ajaccio. À la sortie du Golfe, Laura et Marion voient une dorsale. Probablement un dauphin, mais comme à notre désormais habitude, nous ne le reverrons pas. Nous naviguons au large sous une chaleur écrasante et rien à l’horizon pour nous égayer. Au moment de passer à table (tout se passe toujours à l’heure du déjeuner), Yann remarque un objet flottant non identifié. De couleur orange, marron et blanc, nous décidons d’aller voir. Un canot de sauvetage ? Une carcasse ? Non un calamar géant de 10 mètres s’enthousiasme Yann ! Il descend prévenir le CROSS, Participe Futur va passer à la télé ! En faisant le tour de la bête, nous découvrons finalement qu’il s’agit d’une carcasse de rorqual en décomposition. Odeur nauséabonde en passant sous son vent. Beurk ! Cette découverte nous attriste.
Arrivée au port d’Ajaccio Tino Rossi entre les ferrys et les bateaux de croisières.

Samedi 8 septembre
Le samedi c’est le jour des courses et du ménage. Après un réveil plus tardif qu’à l’accoutumée, l’équipage part faire l’avitaillement au marché et en magasin. L’après-midi : mission nettoyage et gasoil pour Zeline, Nathalie et Yann. Quant à Laura et Marion, mission « pains de glace ». À 15h30, nous quittons le port pour les îles sanguinaires. Nous mouillerons à la Parata.

Dimanche 9 septembre
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Marion et Laura commencent la journée par le protocole macro-déchets. Ensuite, on repart sur notre protocole d’observation. Malgré nos offrandes à Poséidon et Neptune : RIEN. Seul un splash vu par Laura et Marion éveillera le bateau pendant une petite heure. Une mer d’huile et pas un souffle de vent, Yann monte en haut du mât. On voit au loin des dauphins, mais une raie sur notre chemin nous émerveille. On reste avec elle pour le déjeuner. N’oublions pas les deux petits poissons-pilotes. Nous repartons vers l’anse de Topidi. Baignade, dîner et dodo.

Lundi 10 septembre
Nous quittons la Corse de bonne heure sans avoir vu de baleines et sans comprendre le mystère des « splash » vu. Rien de significatif lors des observations du matin. Seulement deux méduses et quelques dauphins. Nous attendons toute la journée avant de vivre notre première rencontre avec un rorqual. Merci à Yann de l‘avoir vu. Nous sommes restés avec lui un bon moment avant de le quitter pour reprendre notre chemin. À la fin du dîner, au moment d’entamer nos quarts de nuit, bateau à la cape, l’équipage est témoin de tirs par l’armée. Les balles traçantes créées un véritable feu d’artifice militaire e pleine nuit noire… Au final assez flippant. On se signale à la VHF. Nous préférons admirer les méduses à la lampe et le plancton. Les ferrys et cargos nous croisent toute la nuit.

Mardi 11 septembre
En se levant en pleine mer ce jour-là, on ne pouvait pas imaginer un seul instant la journée d’observation qu’on allait vivre. Nous nous mettons en observation dès 7h. À 7h40, un premier rorqual est remarqué suivi d’une raie mobula. Nous arrivons ensuite au pays des tortues caouanes. Nous en observerons 23 tout au long de la journée. Chaque heure, nous sommes de plus en plus admiratifs et excités de voir autant d’animaux. En fin de journée, c’est le bal des rorquals, nous en verrons au total 17 seul ou en groupe. Certains s’approchent même du bateau. Les dauphins et méduses sont aussi de la partie. La journée se termine par des dauphins et rorquals dans la lumière du coucher de soleil. Nous avons réalisé 58 observations en 12 heures au cours d’un transect est-ouest.
Et c’est reparti pour une nuit au large. Le premier quart restera celui le plus mouvementé, avec toutes ces lumières qui apparaissent et disparaissent pas surprise !

Mercredi 12 septembre
Après l’extraordinaire et incroyable journée de la veille, nous repartons en obs. Au large du cap Sicié, un rorqual est en vue. Nous le perdons après avoir dû laisser passer un navire militaire. Quelques minutes après, nous voyons un souffle. Non ! Ils sont deux ! Ce sera notre dernière observation de cette mission. Nous n’oublierons pas le rythme de leur souffle. Nous nous rendons ensuite au mouillage derrière le cap pour nous protéger des potentiels orages. Baignades, lecture et sieste termineront cette après-midi. Le diner se passera dans le carré avec des fondants au chocolat. Mmmmmmmh.

Jeudi 13 septembre
Fin de mission. Retour au port de Pin Rolland.

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